Il mondo ospedaliero francese alle prese con spending review e sistema DRG

La Croix continue sa série d’articles sur « une médecine en mutation » et se penche aujourd’hui sur “l’hôpital, un monde en perpétuelle évolution”: “Restructurations, suppressions de postes, réforme du financement…

“L’hôpital, un monde en perpétuelle évolution”

La Croix , L’Humanité

La Croix continue sa série d’articles sur “une médecine en mutation” et se penche aujourd’hui sur “l’hôpital, un monde en perpétuelle évolution”: “Restructurations, suppressions de postes, réforme du financement…
Depuis quelques années, les hôpitaux vivent dans un climat de forte tension, mais continuent à assurer leurs missions”.
Pierre Bienvault note ainsi que “cela fait des années que l’hôpital donne l’impression d’être une cocotte-minute en perpétuelle surchauffe. Mais aujourd’hui, le «mal être» des blouses blanches est surtout nourri par des inquiétudes concernant un nouveau système de financement introduit en 2004 : la tarification à l’activité (T2A). Dans des tribunes enflammées, nombre de médecins dénoncent […] certains effets pervers de cette réforme”, comme “le risque de dérives vers un “hôpital business” “, selon le professeur de diabétologie André Grimaldi.
Le journaliste rappelle qu’” également appliquée aux cliniques, la T2A revient à rémunérer les établissements par l’assurance-maladie à partir de tarifs fixés par l’Etat”.
Gérard Vincent, délégué général de la FHF, note qu’ “à la base, c’est un bon système car les hôpitaux sont payés en fonction de leur activité réelle. Et c’est grâce à la T2A que l’hôpital a retrouvé un certain dynamisme et a regagné des parts d’activité, notamment en chirurgie”.
Pierre Bienvault ajoute que « ce responsable reconnaît toutefois que ce mode de financement doit aujourd’hui être corrigé pour permettre à l’hôpital d’assumer toutes ses missions de service public. […] Les hôpitaux risquent-ils un jour de “sélectionner” les malades pour écarter ceux qui ne seraient pas assez “rentables” ?”. Gérard Vincent indique que “pour l’instant, ces dérives n’existent pas. L’hôpital soigne tout le monde. Il accueille même de plus en plus de patients qui ne trouvent plus leur place en médecine de ville”.
Pierre Bienvault publie en outre un entretien avec Frédéric Pierru, sociologue, chargé de recherches au CNRS, université Lille II, qui déclare que “l’hôpital public est engagé dans une course au productivisme”. Le journaliste explique que “pour ce sociologue, le malaise des personnels hospitaliers est lié, en grande partie, à l’instauration en 2003-2004 [de la T2A]. Selon lui, les médecins ont perdu une grande partie de leurs pouvoirs au détriment des personnels administratifs de plus en plus “intrusifs” dans les pratiques des soignants”.
De son côté, L’Humanité titre sur sa Une: “SOS hôpitaux”. Le journal évoque “35 000 emplois sacrifiés”, relevant que “si les politiques d’austérité ne changent pas, 20 000 postes seront supprimés en 2013, 15 000 de plus en 2014. Le service public de santé n’est plus malade: il est en danger”. Le quotidien explique ainsi sur une double page que la FHF “annonce une réduction drastique des personnels hospitaliers en perspective. En cause: une distorsion de concurrence entre le secteur public et le privé lucratif”.

(da www.neuroscoop.net)

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